Définition et caractéristiques de l’emballage flexible
L’emballage souple est un mode de conditionnement flexible des produits. Sa forme peut s’ajuster et s’adapter au contenu qu’il renferme tout au long de son utilisation. Ce type d’emballage existe sous de nombreuses formes et dimensions, notamment des sacs, des sachets, des emballages et d’autres solutions flexibles. Il peut être fabriqué à partir de différents matériaux, tels que le papier, le plastique, le film, l’aluminium ou une combinaison de ces matériaux, afin de répondre aux besoins des secteurs utilisant des solutions d’emballage flexibles, en particulier l’industrie alimentaire et des boissons. Si l’on prend l’exemple d’une épicerie, les sacs de chips, les sachets de muesli refermables et les emballages de viande constituent tous des exemples d’emballages flexibles. L’industrie alimentaire privilégie ces formats pour leur facilité de stockage et de transport, ainsi que pour leur capacité à prolonger la durée de conservation des produits. L’emballage souple repose sur l’utilisation de matériaux non rigides et se montre plus économique, tout en étant facilement personnalisable selon les besoins des clients. Rentable et performant par rapport aux autres formes d’emballage utilisées dans différents secteurs, ce type d’emballage devrait connaître une forte croissance du marché au cours de la période de prévision.
Taille du marché des emballages flexibles à l’horizon 2026
Le marché mondial des emballages souples était estimé à 239,61 milliards de dollars en 2025 et devrait passer à 253,99 milliards de dollars en 2026, pour atteindre environ 424,05 milliards de dollars d’ici 2034. Cette progression correspond à un taux de croissance annuel composé (TCAC) de 5,87 % sur la période de prévision 2025-2034 (sources : precedenceresearch.com).
Concernant le marché européen, celui-ci devrait atteindre 76,54 milliards de dollars américains d’ici 2035, contre 54,95 milliards de dollars américains en 2026, soit un TCAC de 3,75 % sur la période 2026-2035. Selon Towards Packaging, les principaux segments du marché sont les plastiques, représentant 50 % des parts de marché en 2024, suivis des sachets et sacs avec 40 %, tandis que le secteur agroalimentaire constitue le principal domaine d’application avec 55 %. Le marché européen des emballages souples affiche ainsi une croissance soutenue, portée par la demande croissante d’emballages légers et écologiques.
Cadre réglementaire européen et emballages souples
Le marché européen de l’emballage souple est profondément marqué par le règlement (UE) 2025/2040 relatif aux emballages et aux déchets d’emballages (PPWR), adopté en 2025 et applicable à partir d’août 2026, qui fixe des exigences de durabilité et de recyclabilité pour tous les emballages mis sur le marché de l’Union. Les formats multicouches traditionnels perdent en compétitivité sous l’effet des futures obligations d’incorporation de matières plastiques recyclées à l’horizon 2030, du renforcement de la Responsabilité Élargie du Producteur (REP) fondée sur le principe du pollueur‑payeur et des contraintes croissantes sur les plastiques difficiles à recycler. Les marques s’orientent donc vers des conceptions à faible empreinte carbone, des structures monomatériaux et des emballages dont la recyclabilité et la performance environnementale sont évaluées selon des critères harmonisés et des objectifs chiffrés de recyclage définis par le PPWR. Parallèlement, l’approche des données en matière de conformité se développe. Les entreprises sont tenues de fournir des rapports sur leurs émissions de carbone, la traçabilité de leurs données et des allégations de durabilité vérifiées, ce qui favorise le recours aux écocertifications, à l’étiquetage numérique via QR codes et à des procédures de chaîne d’approvisionnement transparentes. De manière générale, les fabricants d’emballages sont contraints d’innover rapidement tout en maîtrisant leurs coûts, car la durabilité en Europe passe d’engagements volontaires à des normes obligatoires.
Les solutions technologiques au service de la transition
Face aux nouvelles exigences du règlement PPWR, les fabricants d’emballages souples doivent adapter leurs outils de production. PBH France accompagne cette transformation à travers ses partenariats avec des spécialistes technologiques.
PURE LOOP répond à l’obligation d’incorporation de matières plastiques recyclées avec sa machine ISEC evo. Ce système transforme les déchets de production en granulés recyclés de haute qualité grâce à un broyeur-extrudeur intégré. Cette technologie assure une qualité de regranulé plastique élevée et un fort taux de réinjection dans la production, avec des coûts d’exploitation environ 20% inférieurs par rapport à d’autres systèmes utilisant la technologie broyage-extrusion.
B&B propose des fardeleuses sous film étirable qui remplacent les systèmes de rétraction et d’encartonnage. L’élimination du tunnel de rétraction permet des économies d’énergie et donc de coûts, avec une consommation de film en baisse par rapport au film rétractable. Pour remplacer une encartonneuse, ces machines offrent des économies considérables de matières premières et une réduction massive des déchets en entrepôt, avec des vitesses de production plus rapides (jusqu’à 40 cycles par minute).
GARANT accompagne la montée en puissance des emballages papier avec ses machines EXTRA 5-FS et TRIUMPH. La machine EXTRA 5-FS permet de supprimer le revêtement PE sur toute la surface grâce au scellage des bords de remplissage, garantissant une production plus respectueuse des ressources en utilisant des grammages plus faibles et en respectant la norme européenne 95/5.
DEC intervient sur le contrôle des émissions industrielles. Les unités de récupération de solvants DEC.SRU™ captent les COV émis lors de la fabrication et permettent de réutiliser directement les solvants récupérés, offrant jusqu’à 90% d’économies sur les coûts liés aux solvants. Ces technologies aident les entreprises à respecter leurs obligations de reporting sur les émissions de carbone imposées par le PPWR.
Tendances en Europe en matière d’emballage flexible pour 2026
1. Emballages intelligents et connectés
L’emballage intègre de plus en plus de fonctionnalités numériques et interactives. L’utilisation de codes QR, d’étiquettes NFC ou d’indicateurs de fraîcheur permet d’améliorer l’expérience utilisateur, de fournir des informations sur les produits et d’optimiser leur usage.
2. Développement de matériaux innovants
Des solutions telles que les plastiques biosourcés, les emballages à base de mycélium (champignons) ou les matériaux issus de déchets agricoles renouvellent les options disponibles. Légers, résistants et adaptables à différents secteurs, ces matériaux participent activement à l’évolution des pratiques d’emballage.
3. Essor des emballages rechargeables et réutilisables
Les contenants rechargeables, les systèmes modulaires et les emballages consignés se développent, en particulier dans les domaines des cosmétiques, des produits ménagers et des boissons. Cette approche met l’accent sur la praticité et la fonctionnalité.
4. Montée en puissance des emballages en papier et en fibres
Le carton ondulé, les emballages en fibres moulées et ceux à base de pâte à papier gagnent en importance, notamment dans l’e-commerce et la distribution. Légers, protecteurs et faciles à manipuler, ils constituent une alternative couramment utilisée au plastique.
5. Simplification du design des emballages
Les emballages sont conçus de manière à optimiser les matériaux, les dimensions et le poids. Des designs sobres et fonctionnels permettent de réduire l’encombrement, d’améliorer l’efficacité logistique et de renforcer l’attractivité en rayon, tout en évitant toute complexité superflue.
Le marché européen de l’emballage flexible est en pleine mutation. Si les perspectives de croissance restent solides, les règles du jeu ont changé avec l’arrivée du règlement PPWR. Les fabricants doivent désormais conjuguer performance économique et exigences environnementales strictes. Entre matériaux innovants, designs simplifiés et technologies connectées, le secteur dispose d’outils pour réussir cette transition. Reste à savoir quels acteurs sauront transformer ces contraintes réglementaires en opportunités commerciales.
